FAUT-IL VRAIMENT ACHETER DE L'OR ? (PART 3)

Publié le par kurt saturax

 

Alors que l'or a franchi momentanément les 500$, essayons de nous poser les bonnes questions...

Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel...vous connaissez?

 

 

L'aluminium,  le cuivre et  le nickel peuvent-ils monter jusqu'au ciel?

 

 

 

Le plomb et le zinc peuvent-ils monter jusqu'au ciel?

 

 

 

Le pétrole peut-il monter jusqu'au ciel?

 

 

 

L'immobilier peut-il lui aussi monter jusqu'au ciel?

 

Mais encore: le PIB, la masse monétaire... peuvent ils croître indéfiniment?

 

 

Et l'or dans tout ça? en quoi diffère-t-il de ce qui précède??

 

 

 

Pourquoi donc "tout monte"? Qu'est-ce qui a donc tant changé ces 5 dernières années qui fasse que la plupart des actifs aient doublé? L'inflation? Non, les prix de détail sont quasiment stables! Pensez-vous vraiment, au fond de vous même que la demande mondiale puisse produire une telle flambée? en seulement 4 ou 5 ans? Revenons à la réalité!!

Croyez-moi, un jour ou l'autre tous ces excès seront corrigés, car même la c..... humaine ne monte pas non plus jusqu'au ciel!!!  (même si on peut parfois avoir des doutes) et rappelez-vous ( à apprendre par coeur):

 

"Les bulles naissent d'ordinaire dans des environnements où l'inflation est basse, permettant ainsi au crédit en hausse de se déverser directement dans les prix des actifs plutôt que dans la consommation"

 

 

 

La malédiction !!!... la malédiction !!!... AAAaaahhhh...        et toujours la newsletter !!!

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J
A propos du métal rouge...<br /> Le rouge hein, pas le jaune...<br /> Ca confirme l'aspect speculatif....<br /> <br /> Pour la quatrième fois, la Chine a vainement tenté cette semaine de faire baisser le prix du cuivre sur le marché international. Vingt mille tonnes mises aux enchères mercredi n'ont pas permis de faire décrocher le métal rouge de son prix record autour de 4 400 dollars la tonne (3 760 euros) (lire encadré). Il s'agit du dernier épisode d'une partie de poker menteur qui agite le marché des matières premières depuis qu'un courtier chinois a misé gros... et a perdu. <br /> Liu Qibing, l'homme au centre de cette affaire qui risque fort de coûter quelques centaines de millions d'euros au Trésor chinois, a disparu depuis le 15 novembre, après que des rumeurs à son sujet ont commencé à circuler sur le London Metal Exchange, le principal marché des métaux non-ferreux. Employé du très officiel et discret Bureau d'Etat des réserves (SRB), un organisme basé à Shanghai et directement rattaché au Conseil d'Etat, le gouvernement central de Pékin, Liu Qibing aurait fait cet été des ventes à terme de quelque 180 000 tonnes de cuivre qu'il n'avait pas au prix de 3 300 dollars la tonne (2 800 euros).<br /> Plus-value. Hautement spéculatif, son calcul misait sur une baisse du prix du métal rouge, plausible à l'époque. La technique est simple : le courtier s'engage à fournir à une date fixe une certaine quantité de cuivre (qu'il ne possède pas au moment de la transaction), espérant pouvoir acheter ladite quantité à bon marché avant l'expiration du délai, empochant au passage une solide plus-value. Mais lorsque certains opérateurs ont découvert le pari de M. Liu, ils ont fait artificiellement monter le cours, provoquant la chute du courtier chinois. Ils ne lâchent pas le morceau aujourd'hui, convaincus que la Chine devra payer le prix de l'erreur de son agent.<br /> Depuis un mois, Pékin tente en vain de ne pas avoir à acheter le métal au prix fort lorsque l'échéance viendra à son terme initialement prévu le 21 décembre et s'agite pour gagner du temps. Les autorités ont d'abord tenté de faire passer Liu Qibing pour un «trader fou» agissant pour son propre compte. Au point que les employés qui répondent au téléphone à son bureau disent qu'il n'a jamais existé... Mais il est très vite apparu que Pékin, sous peine de perdre son crédit international, ne se risquerait pas à ne pas honorer les engagements de son employé.<br /> Homme clé. Les amis du courtier sont également montés au créneau pour défendre l'honneur perdu de cet homme de 39 ans décrit comme un excellent étudiant en finance internationale, devenu l'homme clé du Bureau d'Etat des réserves et bien connu sur la place de Londres où il dispose des accréditations nécessaires pour intervenir sur le marché. «Il a fait gagner beaucoup d'argent à la Chine par le passé», explique un de ses collègues, cité anonymement par la presse de Hongkong. «Ce n'était pas un Nick Leeson (l'employé de la banque Barings à Singapour qui avait perdu des centaines de millions de dollars en spéculations hasardeuses en 1995, provoquant la faillite de sa banque, ndlr). Il n'avait pas le pouvoir de placer des ordres d'achat ou de vente ou d'engager tout seul des paiements. Mais ses supérieurs ne comprenaient rien au marché et lui faisaient confiance, ils suivaient toujours ses conseils...»<br /> La Chine, à l'appétit insatiable de matières premières pour nourrir sa croissance à plus de 9 % par an, souffre en fait de son arrivée tardive sur ces marchés hautement spéculatifs et de son inexpérience relative, sortant à peine d'une économie planifiée. Une autre affaire similaire, il y a quelques mois, a fait perdre 550 millions de dollars (470 millions d'euros) à la Chine, lorsqu'un employé d'une société d'Etat spécialisée dans l'achat de carburant pour avions a spéculé sur une baisse du brut alors que le prix du baril n'a cessé de monter depuis ! Plusieurs banques internationales, dont la Société générale, ont été entraînées dans cette affaire autour de la China Aviation Oil (CAO), basée à Singapour. Là encore, l'officiel concerné, Chen Jiulin, était considéré comme un brillant stratège du marché pétrolier mais, laissé sans garde-fou, s'est laissé entraîner dans un jeu spéculatif ruineux. En difficulté, la CAO s'apprête à vendre 20 % de son capital à BP.<br /> Dérapages. Dans ces deux affaires, le choc entre de jeunes courtiers audacieux formés à l'occidentale et une bureaucratie politique totalement en décalage avec les règles du marché international est à l'origine de ruineux dérapages. Il est probable que bien d'autres affaires sont à venir dans ce difficile apprentissage de la mondialisation dans laquelle la Chine est devenue l'un des acteurs clés sans toujours en maîtriser le mode d'emploi. En attendant, les spéculateurs en profitent...<br />
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C
L'erreur pourrait consister à prendre l'inflation comme une donnée "dans le marbre". Le calcul par l'Insee est une vaste pantalonnade. De part les éléments présents ou pas dans le "panier", leur répartition pondération, mais surtout leur "correction". Ainsi un ordinateur vaut 100. L'année suivante, son prix facial a baissé à 95 (vrai).Mais comme en une année on lui a doublé sa Ram, son disque dur, alors l'Insee va considérer que la baisse est encore plus importante car la "qualité" a augmenté...<br /> L'Insee appelle cela "le calcul à qualité constante" !<br /> Bref, cet indice ne tourne pas rond. Il était valable au sortir de la guerre, quand il y' avait peu de produits. Mais avec l'arrivée des produits techno, ça tourne au délire. Ainsi un téléphone mobile caméra 1 million de pixel et un autre de 2 millions de pixels, est-il deux fois "meilleurs" pour le même prix ? Sa qualité est-elle deux fois plus importante ? Ou 1.5 ? <br /> Si l'on part du principe que le calcul du taux d'inflation dans tous les pays est devenu "virtuel", alors tout ce qui en découle l'est aussi (politique des taux, salaires etc.) l'est aussi.<br /> On en revient au scénario d'une bulle massive.<br /> Je pense vraiment que les "données" avec lesquelles nous tentons de comprendre la situation sont pour certaines complètement biaisées.
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P
Merci pour ton nanalyse Kurt, oui tout cela fait peur, car avec les chiffres dec croissance que l'on connait, l'appétit des chinois ne peut expliquer tout, la seule raison est la spéculation. Les taux devraient monter pour décourager toute cette frénésie.<br /> <br /> Je crois que l'on est "malde" des taux bas, tout ce pognon n'est pas investi à bon escient mais gaspillé dans des manoeuvres que je qualifierait de "frauduleuses" car déstabilisant toute la sphère économique.
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J
Jadis, les "actifs" étaient plutôt des personnes.<br /> Aujourd'hui, il s'agit souvent de placements financiers...<br /> <br /> Tu aurais pu citer aussi la hausse du prix des oeuvres d'art, des bouteilles de vin,...etc<br /> <br /> Tout ça ressemble surtout à la fin (choisie ou forcée) d'un modèle social basé sur le travail, et à la montée en puissance des rentiers.
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F
Salut Kurt<br /> Je viens de jeter un coup d'oeil sur le site "Seloger.com" et de constater que le nombre d'annonces est désormais de: 73 202 locations et 352 794 ventes. En mars 2004 nous avions: 27 000 locations, 150 000 ventes et en mars 2005: 66 000 locations, 239 000 ventes (source: www.bulle-immobilière.org).<br /> Conclusion: l'offre explose et partout je vois de nouveaux chantiers débuter.<br /> <br />
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K
c'est un indicateur parmi d'autres mais il faut rester prudent avec ce genre d'info....<br /> toutefois, je note toutes les semaines les chiffres "se loger" et "pap"